Debout sur le vent #37 – Quand trop est trop

Bernard Garaut - 28 septembre 2026

Les récits multiples entendus, partagés, générés, l’effet sur mon propre chaos de ce Dit tumultueux d’un autre,
la douloureuse beauté de leur langue singulière et le télescopage quasi permanent de nos imaginaires…

Le trouble éprouvé alors …quels recours !
La littérature, dans toutes ses formes et contenus, l’écriture, et surtout la poésie
le sont devenus.
D’abord sans le savoir.
Jusqu’à ce qu’alors je le décide.
Croiser dans un même élan,
les récits de vie,
les temps d’existence partagé-e-s
la poésie,
et l’élaboration avec tous les modes que m offraient tous ces éléments.
Tenter chaque fois de faire de l’inextricable, de l’incompréhensible, une façon
d’Etre ensemble. Là. Dans l’existence.

« …Humaniser la folie,

Désaliéner les lieux de soins… » claironnait  François Tosquelles !

——————————————————————————————-

QUAND TROP EST TROP

t’en as assez dis tu

du trop
de cet amas de choses qui (t) encombrent
d’être occupé à l’excès
du pas à sa place
du mal rangé
de l’envahissement
de l’agencement
de l’agacement
d’un désir mal cerné,
des entours

envahi par le trop
mais désiré   puisque gardé

et se débarrasser…

de la gène,
une entrave
….un empêchement

de ce que tu génères
que tu gardes
qui t’embarrasse

tu perds alors le pouvoir de te mouvoir
gêner
troubler

par ton embarras

dérange ton rangement
débarrasse toi des situations
supposées difficiles

du désagrément
de ce générateur d’inquiétude
cesse de garder

et fuis cet encombrement qui à nouveau

t’empêche

quelques choses à voir avec le discernement
altéré, biaisé, anéanti,
mais…
n’est pas Diogène qui veut

et accorde toi l’embarras du choix!…
l’embarras du choix de l’embarras.

BG