Institut d’anthropologie clinique

Sept heures pour s’y repérer ! « pour mourir moins bête » ou « pour les nuls » étaient déjà pris…

Sept heures pour s’y repérer ! « pour mourir moins bête » ou « pour les nuls » étaient déjà pris…

Publié par IAC le 19 juillet 2016 à 17:07 | 0 commentaires

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Un nouveau format de formation : 7 heures pour se repérer sur une problématique donnée

Pour cette rentrée 2016-2017, l’IAC expérimente un nouveau format de formation : une journée pour acquérir les repères essentiels sur une thématique, faire le point sur une question et mettre à jour ses connaissances.

Tempête dans la formation continue…

La formation continue connaît actuellement des bouleversements dont les effets en cours ne permettent pas d’imaginer clairement à quoi ressemblera le paysage d’après. Réorganisation des financements, certification des centres et des formations, évolution vers plus de formations qualifiantes et la validation des parcours de formation, formation en situation de travail, de nombreuses orientations gouvernementales incitent et contraignent aux changements. À la différence de certain-e-s collègues directement impacté-e-s et malgré la taille modeste de notre institut, notre activité poursuit son développement.

… mais l’IAC a de solides amarres

En matière de formation des professionnels des secteurs sociaux, médicaux et médico-sociaux, la philosophie de l’IAC repose sur quelques principes simples :

  • Connaître les besoins de formation et leurs évolutions par l’accompagnement des pratiques de terrain qui maintient un contact en prise avec les problématiques professionnelles concrètes.
  • Développer une proximité universitaire et la participation à des études ou recherches pour ancrer les contenus de formation avec rigueur.
  • Poursuivre le développement du programme d’étude et de recherche d’anthropologie clinique qui construit progressivement un cadre théorique et clinique pour une offre de formation interdisciplinaire en capacité d’accueillir et de faire dialoguer des écoles et des modèles différents.
  • Proposer des modules de formation qui visent à équiper les professionnels de compétences pratiques (entretiens familiaux, écrits professionnels…) ou réflexives sur les postures (parentalité, laïcité…) ou les deux dans le cadre de cycles qui développent à la fois des connaissances, une réflexion sur les postures et des apports techniques, comme c’est le cas pour Travailler aujourd’hui avec des personnes qui rencontrent des problèmes liés aux substances psychoactives modules 1, 2, 3 et 4.

Des formations longues pour entretenir un terreau fertile

Nous restons attachés aux formats intermédiaires de 2, 3 ou 4 jours qui permettent d’aborder une question de façon approfondie sans pour autant faire du stagiaire un spécialiste. En effet, la diversité des problématiques qu’un professionnel rencontre sans pour autant devoir en être expert est une caractéristique de nos secteurs. À L’instar du médecin généraliste qui ne prend pas en charge — mais prend néanmoins en compte — toutes les pathologies qu’il rencontre, les professionnels de nos secteurs doivent pouvoir prendre en compte un grand nombre de problématiques sans quoi c’est leur accompagnement ou leur intervention qui se trouve en difficulté voire en échec. D’autant plus que ces problématiques évoluent tant dans leurs contextes social et politique, que dans leurs manifestations cliniques et dans les façons mêmes de les appréhender. C’est le cas des questions de parentalité ou de laïcité dont nous parlions à l’instant, qui connaissent des évolutions nécessitant de se poser, d’apprendre et de réfléchir. C’est aussi le cas pour les questions d’usage de « drogue », ou pour le dispositif d’accueil familial des enfants qui ont connu ces dernières années des transformations majeures de leurs contextes.

Des formations courtes au plus près des mouvements de terrain

Toutefois l’accompagnement des pratiques et l’évolution de la recherche encouragent à proposer des thématiques qui pourraient sembler moins évidentes, mais qui pourtant constituent une réelle nécessité de s’y repérer du fait même de leur présence sur le terrain. C’est le cas par exemple de la question de la honte chez les adolescent-e-s souvent confondu avec la culpabilité. De l’Autisme dont les extensions diagnostiques et les polémiques qui entourent les méthodes de soins méritent que les professionnels s’arrêtent pour faire le point. Les relations d’emprise qui touchent l’individu, les relations conjugales ou familiales et les phénomènes sectaires qui mettent en difficulté les accompagnements.

Ces journées de formations thématiques seront menées par des spécialistes reconnus pour leurs travaux.

Ce nouveau format ne vient pas à la place des autres formations qui restent au catalogue, mais propose de maintenir une offre de réflexion centrée sur les questions rencontrées dans la pratique et adaptée à l’évolution de la formation continue.

Son format de 7h pour se repérer sur une question est un challenge pédagogique auquel nous allons convier tous les intervenants qui vont accepter de relever le défi. À suivre donc ces nouvelles programmations qui ne manqueront pas de s’étoffer au fil des mois.

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