Institut d’anthropologie clinique

Psychothérapeutes : titres et évolutions

Psychothérapeutes : titres et évolutions

Publié par IAC le 15 novembre 2016 à 17:11 | 0 commentaires

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Thématiques : Psychothérapies

Tandis qu’en Belgique la réglementation de la psychothérapie se met en marche :

Le projet de loi de la ministre de la Santé Maggie de Block pour l’encadrement de la pratique de la psychothérapie a été voté et adopté par la commission de la Chambre en juin. À partir du 1er septembre 2016, le statut ainsi que la dénomination de la profession vont changer, le titre de psychothérapeute va disparaître. Les séances de psychothérapie ne seront dorénavant pratiquées que par les médecins, psychologues cliniciens et orthopédagogues. Lire la suite

En France, un projet de loi (nº 4072 – article 40) concerne le remboursement des psychothérapeutes ADELI :

Article 40

I. – Des expérimentations peuvent être menées à partir du 1er janvier 2017 et pour une durée n’excédant pas quatre ans afin d’améliorer la prise en charge et le suivi de jeunes de onze à vingt et un ans chez lesquels un médecin, notamment médecin généraliste, médecin scolaire ou pédiatre, a évalué une souffrance psychique.

Dans le cadre de ces expérimentations, les médecins, peuvent, après évaluation, orienter vers des consultations de psychothérapeutes, en fonction des besoins et de la situation du jeune et de sa famille.

Ces consultations sont réalisées par les professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes mentionné à l’article 52 de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, et donnent lieu à un financement forfaitaire sur les crédits du fonds d’intervention régional mentionné à l’article L. 1435-8 du code de la santé publique.

Les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale arrêtent la liste des territoires retenus pour les expérimentations.

II. – Un décret précise les modalités de mise en œuvre et d’évaluation de ces expérimentations, notamment quant au suivi des patients et au financement des consultations.

III. – Un rapport d’évaluation est réalisé au terme de l’expérimentation et fait l’objet d’une transmission au Parlement par le Gouvernement.

Exposé des motifs

Le présent article vise à prévenir l’aggravation du mal-être et la survenue de troubles mentaux en améliorant la prise en charge de la souffrance psychique chez les jeunes.

Dans le prolongement de la mission « Jeunesse : une période fragile », confiée en 2015 par le Président de la République à Marie-Rose Moro et Jean-Louis Brison sur le bien-être et la santé des jeunes, il crée des expérimentations visant à améliorer le repérage de la souffrance psychique des jeunes de 11 à 21 ans et à organiser leur prise en charge dans le cadre des soins de ville, en articulation avec les maisons des adolescents. Cette expérimentation est destinée à améliorer l’accès aux soins de santé mentale, en organisant le parcours du jeune patient et la coordination entre les médecins traitants (médecins généralistes ou pédiatres), les psychologues, les professionnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et les maisons des adolescents.

L’expérimentation donnera lieu notamment au financement de consultations réalisées par des psychologues cliniciens libéraux.

Le Réseau des psychothérapeutes de France est intervenu le 9 novembre 2016 auprès des rapporteurs du sénat lors de la commission afin de soutenir l'argumentation que les psychothérapeutes rentrent bien dans cette expérimentation de remboursement. Lire plus

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