Institut d’anthropologie clinique

Le 115 en dérangement (2)

Le 115 en dérangement (2)

Publié par Lola Devolder le 10 octobre 2012 à 01:10 | 0 commentaires

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Thématiques : Travail social

Le droit de retrait exercé par l’équipe de la Veille Sociale depuis jeudi dernier met au cœur du débat la question de la responsabilité de l’État face au manque de place d’hébergement d’urgence à Toulouse. Le contexte est brûlant. Pourtant, ce lundi 8 octobre 2012, à 6h00 du matin, la préfecture ordonne l’expulsion de l’immeuble de la rue Demouilles, à grand renfort d’hélicoptère.

A lire :

Rappelons que ce « squat » a été ouvert à l’initiative des membres du CREA, collectif qui se donne pour objectif de réquisitionner des logements publics vides dans le cadre de leur campagne « Zéro enfant à la rue ». Ces militants ne sont pas des travailleurs sociaux, bien au contraire. Leur engagement est sous-tendu par les principes politiques libertaires de solidarité et d’autogestion. On les entend plus souvent dénoncer le contrôle social que le soutenir. Et c’est bien toute l’ironie de la situation : le désengagement de l’État est tel que leurs actions de réquisition permettent aujourd’hui de pallier les carences en matière d’hébergement, en accueillant les personnes sans-abri (article Carré d’info).

Drôle de chemin que prend l’action sociale. Alors que le processus de professionnalisation du secteur n’est pas encore achevé dans certaines structures, voilà que la conjecture — ou plutôt la priorisation budgétaire — remet la prise en charge de l’indigence aux mains de la société civile.

Lola Devolder

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