Institut d’anthropologie clinique

Relations et appartenances

Relations et appartenances

  • Robert Neuburger

Cet article a été publié dans Thérapie Familiale, 2003/2 (vol. 24).

Comment peut-on concevoir les rapports entre ce qui intéresse les psychanalystes, c’est-à-dire les relations qu’un sujet peut établir avec des êtres essentiels pour son développement, que ces relations soient intériorisées ou agies dans son environnement, et ce qui concerne plus les thérapeutes familiaux à savoir les relations des sujets avec leur groupe d’origine, leur famille ou les groupes qui s’y sont substitués. Ces deux mondes ou modes de concevoir l’environnement des sujets ont fait souvent l’objet de polémiques : peut-on les confondre, peut-il exister une théorie unique, comme le laissent supposer les thérapeutes familiaux analytiques ou les thérapeutes systémiques individuels ? Et si, comme nous le soutenons, le fait de disposer de deux référents distincts, analytique et systémique est une richesse, comment concevoir une théorie qui en préservant leur différence les met néanmoins en lien ?